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Et si on adoptait une poule au jardin ?

Le 7 mai 2018 par Corine Carré

Et si plutôt que d’acheter nos œufs au supermarché on allait juste les ramasser dans le poulailler au fond du jardin ? Une idée qui sent bon la campagne et donne l’eau à la bouche. A tel point d’ailleurs que de plus en plus de particuliers ont fait le choix d’installer dans leur jardin un poulailler. Certaines communes proposent même aux habitants d’en adopter. Phénomène de mode ou véritable intérêt pour un retour à la nature ? Toujours est-il que la poule est devenue un animal tendance à la campagne comme à la ville!

Comment choisir la race de gallinacées la plus adaptée à vos besoins et envies ? Comment vivre en harmonie avec ces bêtes à plumes ? Comment les accueillir dans de bonnes conditions ? Quelles contraintes leur présence engendre-t-elle ? Quels bénéfices peuvent-elles apporter au jardin ? Quelle est la législation en vigueur ? On vous dit tout !

Jusqu’à 300 œufs par an

Pourquoi adopter une poule ? Avoir un poulailler chez soi, c’est l’assurance de pouvoir manger des œufs extra-frais une grande partie de l’année, voire même toute l’année en fonction des races que l’on choisit. Sachant qu’une poule qui se sent bien dans sa tête peut pondre jusqu’à un œuf par jour, vous pourrez obtenir jusqu’à près de 300 œufs par an avec un pic de ponte pendant la période estivale ! De quoi préparer de bons petits plats et se régaler. Très goûteux, les œufs de son poulailler sont en effet souvent de meilleure qualité gustative que ceux achetés dans le commerce.

Jusqu’à 200 kilos de déchets en moins par an0

En plus de pondre de bons œufs, une poule est aussi écologique. Omnivore, elle se nourrit de tous les déchets de table. Épluchures de légumes, pâtes, salades, fromages, fanes de carottes… elle mange de tout ou presque ! A elle seule, une poule peut ingurgiter jusqu’à 200 kilos de reliquats alimentaires en une année, soit 30 à 40 % des déchets domestiques produits par une famille annuellement ! Accueillir une gallinacée dans son jardin peut donc être une bonne manière de contribuer à la réduction du poids de nos poubelles d’autant que de plus en plus de mairies taxent les contribuables sur le poids de leurs ordures ménagères.
En plus de cet apport alimentaire, il est important d’acheter en animalerie une nourriture spécialement adaptée à vos poules à base de granulés. Cela leur permettra d’avoir une nourriture complète et adaptée à leurs besoins nutritionnels. Elles seront ainsi en parfaite santé longtemps !
Pensez aussi à changer régulièrement l’eau des abreuvoirs en veillant à ce qu’ils soient toujours remplis.

Une aide précieuse au jardin

Très friandes de petites limaces, d’escargots et de nombreux autres insectes nuisibles, les poules au jardin jouent un rôle important. Elles aident aussi à désherber. Grâce à elles, la mousse qui envahit votre pelouse ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Gourmandes, elles adorent également picorer les fruits tombés des arbres et limitent ainsi la présence de guêpes. Attention quand même à votre potager, mieux vaut leur en interdire l’accès si vous ne voulez pas qu’elles piétinent toutes vos plantations et vous transforme votre espace de culture en champ de bataille !

Des poules bien dans leur tête et bien protégées

Avant toute chose, il faut d’abord disposer d’un bout de terrain. Un minimum de 4m2 par poule est nécessaire pour qu’elle se sente bien et à l’aise dans son espace. Avoir une poule sur un balcon n’est pas envisageable. Si ce n’est pas un animal très exigeant en terme de confort, il est malgré tout nécessaire qu’il puisse disposer d’une surface suffisante pour pouvoir s’ébattre et… gratter le sol ! En fait, gratter et fouiller la terre est dans sa nature, c’est même sa principale occupation.

Pour ce qui est du poulailler, il est nécessaire d’en prévoir un pour qu’en cas de mauvais temps vos poules puissent s’abriter et être au sec. Celui-ci sera aussi très utile en cas de cas de fortes chaleurs pour leur permettre de se mettre à l’ombre. Si vous ne vous sentez pas l’âme d’un bricoleur, vous pouvez facilement en trouver des prêts à monter dans le commerce. Attention toutefois au prix, il peut très vite monter !




Pensez à entourer votre poulailler d’un mur ou d’un grillage d’une hauteur minimum de 1 mètre. Cela empêchera les poules de s’échapper et d’aller piétiner les plate-bandes de votre potager ! L’idéal est même d’enterrer la clôture pour éviter que des prédateurs pénètrent dans l’enclos. Selon les endroits les attaques de chats, de fouines ou de renards peuvent être fréquentes. Pour éviter ce genre de désagréments, mieux vaut enfermez les poules pour la nuit.

poule-jardin

Une hygiène rigoureuse

Pour assurer la bonne santé de vos poules, il est important de respecter certaines règles d’hygiène comme le nettoyage régulier du poulailler. L’idéal est de procéder à un grand ménage hebdomadaire. Supprimer le fumier, remplacer la paille usagée par une litière propre et si possible, désinfecter le local avec des produits phytosanitaires appropriés font partie des tâches d’entretien à réaliser régulièrement.
Petite astuce : plutôt que de jeter les fientes, gardez-les pour votre jardin, elles constitueront un excellent engrais naturel. Elles enrichiront les sols destinés à accueillir des plantations qu’il s’agisse de cultures potagères ou florales. Elles peuvent aussi être ajoutées au tas de compost.

Quelle race de poules choisir ?

Il existe de nombreuses races de poules dont certaines sont dites d’ornement. Leur plumage est généralement plus coloré et a des aspects parfois très différents des poules qu’on a communément l’habitude de voir. Leurs œufs sont généralement plus petits, mais tout aussi goûteux que les races plus communes. Après c’est une question de goût et d’esthétique ! En fonction des races, les looks peuvent être très différents !
Selon les races, les caractères aussi diffèrent. Certaines sont plus sociables et plus pondeuses que d’autres. Si vous décidez de prendre des poules de races différentes, mieux vaut se renseigner avant sur leur capacité à s’entendre et vivre ensemble. Cela pourra éviter certaines chamailleries dans le poulailler ! Peut-être existe-t-il aussi des races locales ? N’hésitez pas à vous renseigner. Si c’est le cas, elles seront adaptées au milieu local et seront sans doute plus résistantes.

En matière de taille, cela va de naines à grande. Le mieux est de se renseigner auprès d’un producteur spécialisé en gallinacées qui vous conseillera au mieux en fonction de ce que vous souhaitez.

Une poule, c’est bien, mais il ne faut pas oublier que la poule est un animal sociable qui n’aime pas la solitude. Pour son bien-être mieux vaut donc en prendre au minimum 2. Elles seront plus épanouies et mieux dans leur tête ! Le plus simple pour déterminer le nombre de poules à adopter est dans un premier temps d’évaluer sa consommation d’oeufs, sachant qu’une poule pond en moyenne 1 œuf par jour.

Où acheter ses poules ?

Pour ce qui est de l’achat, comptez entre 10 et 40 euros la poule en fonction de la race. Si vous achetez des poussins, vous les paierez moins cher, mais cela nécessitera certaines précautions. L’utilisation d’une lampe peut s’avérer nécessaire les premières semaines pour leur assurer un minimum de chauffage.

Selon l’endroit où vous habitez, vous pouvez trouver des poules à acheter sur les marchés, directement chez les producteurs ou encore en animalerie.
Autre solution : adopter ou acheter des poules réformées. Le plus simple est alors de s’adresser directement aux éleveurs. Tous les 18 mois, ils vident leur élevage et les poules partent à l’abattoir. Certaines associations proposent aussi des poules de réforme à l’adoption.

Une bonne voisine

En dessous de 50 poules, aucune réglementation ne fixe de règles concernant la possession de poules dans son jardin. Pour les élevages de moins de 10 animaux, il n’y a pas non plus de distance légale à respecter entre la clôture et le poulailler. Par contre, si sa surface dépasse 20 m2 sur 2m de hauteur, vous aurez à demander un permis de construire.

Selon l’endroit où vous habitez, il se peut malgré tout que la municipalité ou le lotissement interdise ou limite l’accès des animaux de basse-cour. Avant d’accueillir des gallinacées chez vous le plus simple est de se renseigner au préalable auprès de votre mairie. Si vous avez un coq, son chant à l’aube peut ne pas plaire à vos voisins, de même que les odeurs dégagées par le poulailler ! En tant que propriétaire d’animaux, vous devez vous assurer que leur présence ne perturbe pas la tranquillité du voisinage. Si vos poules s’échappent et causent des dégâts chez vos voisins, vous en serez responsable.

Le saviez-vous ?

  • Chaque français consomme en moyenne 220 œufs par an.
  • 14 millions d’oeufs sont produits chaque année en France.
  • L’oeuf est un super aliment. C’est un véritable concentré de supers nutriments qui apporte à l’organisme des protéines complètes de grande qualité.
  • Une poule a en permanence 7 œufs dans son corps.
  • Pour avoir des poussins, un coq est nécessaire. Sans sa présence, les œufs ne sont pas fécondés.
  • La poule est un animal social qui apprécie les contacts avec les humains. Selon les races, elle peut être plus ou moins facilement domestiquée.
  • La poule a une espérance de vie qui se situe entre 8 et 10 ans, parfois plus ! Dans les élevages, celle-ci est limitée à 18 mois. Passé cet âge fatidique, les poules sont directement envoyées à l’abattoir !

Corine Carré

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