Les fongicides bio

Les fongicides bio

les fongicides bioUn fongicide bio est un produit naturel dont le rôle est de tuer, limiter ou prévenir le développement des champignons parasites des végétaux. Les fongicides bio se révèlent toutefois meilleurs dans un rôle de prévention qui doit être primordial, et leur capacité curative se limite à des zones récemment et légèrement touchées. De plus les traitements curatifs à base de souffre ou de cuivre restent des éléments toxiques dont l’utilisation a un impact sur l’équilibre du sol, qu’il faut donc éviter au maximum.

Dans quel cas utiliser les fongicides bio

Les autres moyens préventifs à associer à un fongicide bio

Il est possible d’optimiser l’organisation de son jardin pour éviter un maximum l’apparition de champignons, en limitant les conditions d’apparition et de propagation de ceux-ci. Les champignons se développent sous 4 conditions: humidité, obscurité, chaleur et atmosphère confinée.  De plus, une terre trop acide peut également favoriser certaines espèces de champignons.

Pour limiter la propagation des champignons, il convient d’effectuer une rotation des cultures et d’élimer rapidement les plants touchés en les brûlant. Pour prévenir l’humidité, il convient de s’assurer du bon drainage des sols, de couvrir les plantes sensibles, de limiter les arrosages et de bien espacer les plants. Pour limiter le confinement, il convient de bien espacer et de bien ventiler les plants si couverts. Enfin, il est fort utile si vous produisez vous-même vos graines de sélectionner les fruits des plants qui auront montré la meilleure résistance aux diverses maladies.

Le choix du fongicide bio

L’ail : grâce à ses propriétés anti-bactériennes, c’est un fongicide naturel utilisable pour les végétaux sous forme de décoction ou macérations. Combiné à l’ortie, il devient une arme précieuse pour la prévention du Mildiou et de la fonte des semis.

L’ortie : utilisé en purin, il est pulvérisé (arbustes, fleurs, potagers, vignes) en préventif voire curatif (faibles attaques)pour lutter contre le mildiou.

La prêle : utilisée en décoction ou purin pour « re-minéraliser les tissus végétaux et ainsi augmenter la résistance des plantes aux champignons. Prévient particulièrement bien la pourriture grise.

Le bicarbonate de soude : s’utilise dilué 4 cuillerées à sucre (25 ml) de bicarbonate pour 4 litres d’eau en vaporisation une fois par semaine durant deux mois et après chaque pluie.

Le petit lait non pasteurisé : contient des acides qui auraient des propriétés antiseptiques contre la tavelure, oïdium et autre maladies. On doit l’appliquer non-dilué et idéalement avant que le feuillage ne soit sec


13 commentaires

  1. Merci beaucoup pour cette mine d’informations, n’en déplaisent à certains rabat-joies qui ont besoin d’être convaincus de la non utilisation des dérivés chimiques quand c’est pour le bien de leur santé et de leur environnement alors qu’ils ne déploient pas autant d’énergie dans l’autre sens..
    Bref s’ils ne partagent pas vos idées, libres à eux mais qu’ils ne viennent pas polluer votre action continuez ainsi

  2. Bonjour,
    Je ne sais pas par quel mirage les producteurs Bio ont su se construire cette image d’absence de traitements. Bien sûr que les bios traitent et même plus souvent que les producteurs dits conventionnels. Comment peut-on croire que dans une même région donc soumise aux mêmes aléas climatiques les uns pourraient produire sans traiter ? Faut-il alors croire que les autres traitent par plaisirs ? Évidemment Non ! Par contre, pour protéger une récolte des attaques parasitaires quand les conventionnels utilisent des produits élaborés par des firmes phyto pharmaceutiques les ” bios”utilisent des produits d’origines naturelles. Ces derniers fréquemment d’ une efficacité moindre impose alors au producteur et contrairement à l’idée reçue de traiter bien plus souvent ! Et le plus faux à mon avis n’est pas là… Comment peut-on croire que parce qu’un produit serait naturel, il serait inoffensif ? Il ne manquent pourtant pas d’exemple de baies ou de champignons dont la toxicité n’ est plus et ce depuis la nuit des temps à prouver. Dès qu’un produit qu’elle que soit sont origine détruit un organisme il me semble logique de penser que son utilisation n’est pas anodine. Donc en clair pour une même culture et dans une même région ; oui, les bios traitent et ce plus souvent que les autres. Simplement, ils utilisent des produits différents et dont l’innocuité est très controversée. Juste un exemple : le cuivre. Largement utilisé en agriculture Bio, ce dernier fait partie des métaux lourds. C’est un biocide pourtant reconnu qui par définition détruit la vie notamment dans le sol où Il s’accumule inéxorablement application après application.

    • Bonjour, merci pour ce retour d’expérience et votre avis. Les producteurs dits, conventionnels, ne traitent pas avec plaisir, cela est certain, la réflexion est sur les traitements utilisés, libre à eux de faire ce choix, mais ils peuvent utiliser des traitements biologiques ou plus acceptables pour l’homme et la nature et surtout des pratiques qui vont dans ce sens, à savoir éviter les maladies, anticiper les aléas, aller vers la permaculture. Oui, même dans le bio il y a des traitements, d’ailleurs cela est dit à maintes reprises dans ce blog. Qui dit traitement bio, dit aussi; des précautions à prendre, des inconvénients à connaître et des nuances à apporter.

  3. La bouillie bordelaise et de toute façon les molécules contenues dans les plantes sont chimiques, naturel ne veut pas dire sans chimie.
    Prenez de l’ergoline vous allez vous sentir bien plus mal qu’en prenant 1gramme de paracétamol.
    Bref naturel ne veut pas dire sans danger et chimique ne veut pas dire danger…

  4. merci beaucoup très intéressant !!!!!

  5. Si l’ortie combinée à l’ail est un bon remède… Une décoction d’ail peut se faire à la maison mais où trouver l’ortie?
    Aussi, comment utiliser l’ortie en purin? En quoi cela consiste-t-il et comment le faire? S’il faut le pulvériser, je suppose qu’on le dilue dans de l’eau et qu’on le pulvérise sur les feuilles et la terre??? Pouvez-vous préciser s’il-vous-plaît?
    Merci à l’avance pour ces éclaircissements.
    Annie
    Québec
    P.S. : pour un plant (avocatier) d’un an, en Floride

    • Bonjour, voici un article dédié au purin d’ortie. Il faut savoir que faire un purin efficace et de qualité demande beaucoup de discipline. Vous pouvez aussi simplement faire un paillage d’ortie ou de consoude (couper et faire sécher les plantes au pied de vos plantations), ceci est aussi bénéfique et moins contraignant ;).

  6. Non mais, qui utilise la cuillère à sucre comme unité de mesure? C’est peut-être la coutume dans votre patelin mais soyez universelle.Ça éviteras aux gens d’avoir à faire des recherches pour vous décortiquer.

    • Bonjour Gilles, et bien je pense que ça peut être plus parlant ainsi pour certaines personnes que des ml, mais j’ai fait la correction.

  7. Bonjour! Merci pour toute cette mine de conseils! Le truc c’est que les particuliers (les ménages) sont très réticents quant à l’utilisation de ces produits pour leurs potagers, ils jugent cela nocifs pour leur plantation! Vrai ou faux ? Le seul argument que je peux sortir dans ces cas là, c’est “avec un bon rinçage, vous ne risquez rien”! bref, ce n’est pas la meilleure façon de convaincre les gens d’où ma question !

    • Bonjour, beaucoup de personnes pensent que “jardiner Bio” rime avec aucun traitement en effet. C’est une erreur, il suffit de garder à l’esprit : jardin bio = 0 chimie.

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